Notre histoire

Quatre générations unies par la passion des fleurs

L’histoire de notre entreprise est avant tout une histoire de famille, de travail, de courage et de passion.

Elle s’est construite au fil des générations, au rythme des marchés, des magasins, des voyages en camion et des milliers de fleurs sélectionnées avec soin. Elle est aussi faite de rencontres importantes, de prises de risques et d’une volonté constante : proposer à nos clients des fleurs d’une fraîcheur exceptionnelle, dans un choix abondant et à des prix accessibles.

Je suis Eric Horvath et je vais vous raconter notre histoire.

Jean Horvath, du football professionnel à l’art floral

L’histoire florale de notre famille commence dans les années 1950 avec mon père, Jean Horvath. D’origine hongroise, il arrive en France comme réfugié politique. Avant de se consacrer aux fleurs, il mène une carrière de footballeur professionnel. Il était considéré comme l’un des très bons joueurs de son époque, au cours de ces années où brillait également le grand Raymond Kopa.

Lorsque sa carrière sportive prend fin, il revient naturellement à son autre talent : les fleurs et l’art floral. Jean Horvath était un fleuriste professionnel possédant une véritable maîtrise des compositions florales. Il avait le goût des belles choses, de la création et du travail bien fait.

Dans les années 1960, il ouvre ses premiers magasins de fleurs. Il rencontre ensuite ma mère et, ensemble, ils commencent à travailler sur les marchés. Ma mère était issue d’une famille ouvrière profondément enracinée dans l’histoire minière du Nord de la France. Son grand-père, ainsi que de nombreux membres de sa famille, travaillaient dans les mines. Elle avait grandi dans un milieu où le travail, le courage, l’entraide, la solidarité et le respect de la parole donnée étaient essentiels. Elle m’a transmis ces valeurs, qui m’ont accompagné toute ma vie : la droiture, l’honnêteté, la persévérance et le goût de l’effort.

Dans les années 1970, l’activité de mes parents se développe rapidement. Nous faisons alors plusieurs marchés chaque semaine. Ils ouvrent également un nouveau magasin dans la galerie marchande Carrefour de Liévin.

Une passion née dès l’enfance

Je suis véritablement né au milieu des fleurs, des marchés et des clients. Dès l’âge de cinq ans, je participais à l’activité familiale. J’aidais mes parents, je manipulais les fleurs et j’observais leur manière de travailler et de parler aux clients.

Vers l’âge de dix ans, mon père me déposait parfois au marché de Bruay vers six heures trente du matin. Je tenais le marché seul et il venait me récupérer dans l’après-midi.

À douze ans, j’étais déjà capable de faire un marché tout seul. C'est moi que vous voyez sur la photo !

Le plus étonnant, c’est que j’adorais cela. Je préférais largement vendre des fleurs, préparer les étalages et rencontrer les clients plutôt que d’aller à l’école.
Le dimanche matin, je vendais parfois des fleurs à mes propres professeurs. Ils me disaient en plaisantant :

« Horvath, ne sois pas en retard demain matin, sois en forme et n’oublie pas de faire tes devoirs ! »

À l’âge de quinze ans, j’ai quitté l’école. Je disais à mes parents : « Pourquoi voulez-vous que j’aille à l’école ? Moi, je veux vendre des fleurs sur les marchés. »

Je savais déjà que les fleurs et le commerce seraient toute ma vie.

Mon expérience dans le sud de la France

Vers l’âge de dix-sept ans, ma vie personnelle m’a conduit dans le sud de la France.

Le matin, je travaillais chez un grossiste en fleurs à Nice. L’après-midi, je travaillais chez un marchand de fruits et légumes. J’ai également exercé comme chauffeur-livreur dans le secteur de la charcuterie. Ces expériences m’ont appris à travailler dur et m’ont permis de découvrir d’autres formes de commerce.

Après environ un an et demi d’absence, ma mère ne supportait plus de me savoir aussi loin. Étant fils unique et très attaché à ma famille, elle m’a demandé de revenir dans le Nord.

J’ai donc décidé de remonter et de commencer ma propre activité.

Ma mère préférait que je ne travaille pas directement avec elle. Elle connaissait mon caractère, mon énergie et mes nombreuses idées, parfois un peu révolutionnaires pour l’époque. Elle craignait que nous finissions par nous fâcher. Avec le recul, elle avait probablement raison de me laisser tracer mon propre chemin.

La création de ma première activité

À mon retour dans le Nord, j’ai recommencé par les marchés.

Je faisais un marché le matin. L’après-midi, je vendais mes fleurs devant un supermarché. Le soir, je poursuivais en proposant des roses dans les cafés et les restaurants. Mes journées étaient très longues, mais cela ne me dérangeait pas. Je voulais travailler, vendre et construire quelque chose qui m’appartiendrait.

J’ai ensuite trouvé un petit magasin, que j’ai appelé : Aux Fleurs des Quatre Saisons. Le succès a été fulgurant.

Je travaillais dans ce magasin comme sur un marché, avec un esprit un peu parisien : de grands déballages, beaucoup de couleurs, une abondance de produits et des fleurs présentées jusque sur le trottoir. À cette époque, je montais chaque semaine à Rungis. Je revenais avec un camion complet de fleurs que je vendais dans le magasin et sur le trottoir devant celui-ci.

Les achats directs en Hollande

Puis sont arrivés les achats en Hollande.

Chaque semaine, je partais avec mon camion. Je roulais toute la nuit, j’achetais mes fleurs le matin et je reprenais immédiatement la route du retour.

Nous avons réellement été les précurseurs d’un nouveau modèle dans le commerce de la fleur : proposer de grandes quantités, une fraîcheur exceptionnelle et des prix particulièrement accessibles. Notre objectif était de réduire au maximum les intermédiaires afin d’acheter directement à la source et de faire parvenir les fleurs très rapidement dans nos magasins.

À l’époque, j’ai même créé une société hollandaise afin de faciliter le transit et l’acheminement de nos produits. Cette organisation nous permettait de proposer une fraîcheur inégalée, un choix important et des prix très compétitifs.

Nous étions en quelque sorte les précurseurs du hard discount de la fleur, tout en restant extrêmement exigeants sur la qualité.

Le premier grand magasin de Bruay-la-Buissière

Le petit magasin est rapidement devenu trop étroit pour moi. Je l’ai vendu afin d’ouvrir mon premier grand magasin de 550 mètres carrés à Bruay-la-Buissière.

Une nouvelle fois, le succès a été immédiat.

À cette période, je pouvais effectuer jusqu’à trois voyages par semaine en Hollande. Je travaillais parfois dix-huit heures par jour. Mais je ne me plaignais jamais. Les fleurs étaient ma passion. Elles le sont encore aujourd’hui, à l’âge de soixante-deux ans, après plus de cinquante-cinq années passées à les vendre, mais surtout à les choisir et à les acheter avec enthousiasme. Lorsque je n’achète pas mes fleurs et que je ne cherche pas de nouveaux produits, je finis rapidement par m’ennuyer !

Après environ trois années passées comme locataire dans ce magasin, qui fonctionnait très bien, j’ai décidé de voir encore plus grand. Je souhaitais aussi devenir propriétaire de mes murs afin de préparer l’avenir et de pouvoir travailler chez moi, sans dépendre des décisions d’un propriétaire.

J’ai alors eu l’opportunité d’acheter un terrain situé à la Porte Nord de Bruay-la-Buissière. À l’époque, il fallait vraiment y croire. Le secteur était encore très peu développé. Nous étions presque en plein champ et il y avait très peu de commerces autour de nous, à l’exception notamment du magasin L’Incroyable situé à proximité.

Deux rencontres ont alors été déterminantes dans ma vie d’entrepreneur.

Deux rencontres que je n’oublierai jamais

La première fut celle de Monsieur Elio Mijoya. Il m’a encouragé et aidé à construire notre premier bâtiment de 600 mètres carrés. Il croyait profondément au potentiel de notre concept et de cet emplacement. Il me répétait avec les mots chaleureux du Nord : « Ne t’inquiète pas, tchiot, ça va aller. Tu vas cartonner ! » Je lui ai fait confiance et il avait raison.

La seconde rencontre fut celle de Monsieur Lionel Leroy, qui travaillait à l’époque au Crédit Agricole de Bruay-la-Buissière. Malgré mes possibilités financières limitées et mes faibles capacités de remboursement sur le papier, il a cru en moi. Il a cru en mon courage, ma capacité de travail, ma persévérance et dans le fait que je ferais toujours tout mon possible pour honorer mes engagements.

Je leur serai éternellement reconnaissant.

Je crois profondément aux personnes et à la force des rencontres. Même avec du talent, beaucoup de volonté et un grand courage, il est difficile d’avancer sans une main tendue ou un petit coup de pouce au bon moment. J’ai eu cette chance et j’ai toujours porté ces deux hommes dans mon cœur. De mon côté, j’ai toujours tenu à honorer la confiance qu’ils m’avaient accordée.

Une clientèle fidèle dès l’ouverture

Dès l’ouverture du magasin de la Porte Nord, notre fidèle clientèle nous a suivis. Au cours de la première année, notre activité a progressé d’environ 40 %.

Cela nous a confirmé que nous avions fait le bon choix et que nos clients étaient prêts à nous accompagner dans cette nouvelle aventure. Notre magasin a ensuite continué à progresser régulièrement. Mais, une nouvelle fois, je me suis rapidement senti à l’étroit ! Nous avons alors décidé d’ajouter 1 200 mètres carrés aux 600 mètres carrés déjà existants.

Encore une fois, notre clientèle a répondu présent. Nos clients étaient heureux de venir découvrir ce nouveau magasin, plus vaste, plus confortable et toujours aussi généreusement rempli de fleurs et de plantes.

La fraîcheur, les prix et la satisfaction de nos clients

Depuis le premier jour, nous avons toujours été extrêmement vigilants sur nos prix. Pour nous, l’essentiel n’est pas de vendre très cher à quelques personnes. Nous préférons accueillir beaucoup de clients et faire en sorte qu’ils repartent satisfaits.

Notre philosophie a toujours été simple : proposer beaucoup de choix, une fraîcheur exceptionnelle et des prix accessibles.

Nous souhaitons que chacun puisse se faire plaisir, offrir des fleurs ou embellir sa maison sans avoir le sentiment de payer trop cher. Notre priorité est de proposer des arrivages réguliers, des produits de qualité, une grande variété et le meilleur rapport qualité-prix possible.

La confiance et la fidélité de notre clientèle sont au cœur de notre réussite.

L’ouverture de nouveaux magasins

Après le développement du magasin de Bruay-la-Buissière, j’ai décidé de poursuivre l’expansion de l’entreprise. Nous avons ouvert un magasin à Nœux-les-Mines, face au centre E.Leclerc. Puis, dans la foulée, nous avons ouvert les magasins de Loison-sous-Lens et de Dechy.

Durant toutes ces années, j’ai probablement passé plus de temps dans mes camions, sur les routes de France et de Hollande ou à acheter des quantités impressionnantes de fleurs que dans mon propre lit !

Mais cela n’avait aucune importance. J’aimais profondément ce que je faisais et je le faisais avec plaisir. Les fleurs n’ont jamais été pour moi un simple produit ou une simple activité professionnelle. Elles ont toujours été une véritable passion.

Des racines commerçantes encore plus anciennes

Si notre histoire florale se transmet aujourd’hui sur quatre générations, l’esprit commerçant de notre famille remonte encore plus loin.

Mon arrière-arrière-grand-mère, que nous appelions affectueusement Mémère Alcidie, vendait du poisson dans les corons avec son camion. Elle avait ensuite transmis ce camion à ma mère. Je me souviens encore de cette époque. Je devais avoir quatre ou cinq ans et ma mère me faisait crier à l’arrière du véhicule :

« Harengs frais ! »

J’avais une petite poire noire qui faisait « pouet-pouet » pour attirer l’attention des clients. Même lorsqu’il faisait moins cinq degrés le matin et que j’avais les mains dans la glace, j’adorais cela. Dès mon plus jeune âge, j’ai aimé le commerce, les marchés, leur ambiance, le contact avec les clients et le plaisir de vendre un bon produit.

L’esprit commerçant de notre famille remonte donc à Mémère Alcidie, bien avant que les fleurs ne deviennent notre grande passion familiale.

Le marché de Quesnoy-sur-Deûle

En 1982, j’ai créé le marché de Quesnoy-sur-Deûle.

Malgré le développement de nos magasins et la croissance de l’entreprise, j’ai toujours tenu à conserver cette activité. Les marchés représentent nos origines. Ils nous ont permis de nous faire connaître, de créer un lien durable avec notre clientèle et de développer progressivement l’entreprise. C’est aussi grâce à tous les clients des marchés que nous avons pu arriver là où nous sommes aujourd’hui.

Nous aimons continuer à les retrouver chaque semaine et à leur faire plaisir, comme nous le faisons depuis toujours.

La transmission à Émilie

Aujourd’hui, je suis heureux et extrêmement fier de pouvoir passer progressivement le flambeau à ma fille Émilie.

Elle possède la même passion que son père. Elle travaille énormément, ne compte pas ses heures et a une nouvelle idée toutes les dix minutes, exactement comme moi ! Elle connaît l’entreprise, ses magasins, ses équipes, ses fournisseurs et ses clients. Elle apporte également sa propre vision, sa créativité et une nouvelle énergie, tout en conservant les valeurs qui ont fait notre réussite.

Voir ma fille poursuivre et développer ce que nous avons construit représente pour moi une immense fierté.

Lola, la quatrième génération

Ma petite-fille Lola est également une très grande source de fierté. Elle seconde sa mère avec beaucoup de sérieux et se montre déjà très prometteuse. Chaque dimanche, elle se lève à cinq heures du matin pour participer au marché de Quesnoy-sur-Deûle, que son grand-père a créé en 1982. Elle y travaille jusqu’au début de l’après-midi.

Son engagement, son courage et son intérêt pour l’activité familiale montrent que la relève est déjà présente. Elle représente aujourd’hui la quatrième génération directement impliquée dans notre histoire florale.

Une entreprise entre de bonnes mains

Je souhaite dire bravo à Émilie et bravo à Lola. Je veux surtout leur adresser un immense merci pour continuer à faire vivre cette entreprise à laquelle j’ai consacré toute ma vie. Je suis fier de voir qu’elle est aujourd’hui entre de bonnes mains.

J’ai également la chance de pouvoir encore les accompagner, les conseiller et leur transmettre mon expérience, même si elles ont de moins en moins besoin de moi. C’est le cours normal de la vie et c’est aussi la plus belle preuve d’une transmission réussie.

Quatre générations, une même passion

Notre histoire florale commence avec mon père, Jean Horvath, ancien footballeur professionnel devenu fleuriste et spécialiste de l’art floral. Elle se poursuit avec moi, qui ai consacré plus de cinquante-cinq années de ma vie aux fleurs et au développement de l’entreprise.

Aujourd’hui, ma fille Émilie poursuit cette aventure avec passion, accompagnée de ma petite-fille Lola, qui représente la quatrième génération. Nos racines commerçantes sont encore plus anciennes puisqu’elles remontent à mon arrière-arrière-grand-mère, Mémère Alcidie, qui vendait du poisson dans les corons.

Voir cette histoire continuer est certainement ma plus grande réussite et ma plus grande fierté. Quatre générations sont aujourd’hui réunies autour d’une même passion et de valeurs qui n’ont jamais changé : le travail, le courage, la droiture, l’honnêteté, la fraîcheur de nos produits, des prix accessibles et le respect de nos clients.

Depuis toutes ces années, notre plus belle récompense reste la confiance et la fidélité de celles et ceux qui franchissent les portes de nos magasins ou viennent nous retrouver sur les marchés.

Merci à ma mère

Je souhaite enfin adresser un très grand merci à ma mère. Elle m’a appris le courage, la droiture, le respect du travail et l’honnêteté. Ces valeurs, héritées de sa famille ouvrière et minière, m’ont accompagné durant toute ma vie. Elles sont encore aujourd’hui au cœur de notre entreprise et de toutes nos décisions.

Grâce à vous, notre histoire continue de s’écrire, de génération en génération.